La souffrance...

8 août 2008 16:50 | Déprimé | 0 commentaire

 

Souffrance : n.f.
Douleur, état de celui qui souffre.
En souffrance : en suspens, en attente.
Synonymes : peine, amertume, torture, chagrin, malaise, calvaire, enfer...


Ca doit effectivement être un peu de tout ça que je ressens aujourd'hui...
Un peu...
Beaucoup en fait...
Beaucoup trop...

La douleur est là.
Et l'attente... l'attente d'aller mieux, de guérir de cet état...
Un bonheur en souffrance chez un corps et une âme qui souffrent. En gros, c'est ça...

Pourquoi ?
Bonne question...
Je ne le sais pas vraiment... J'ai quelques idées, mais il doit certainement en manquer un paquet... Quoique, je peux aussi me gourer du tout au tout, ça se trouve... et ça m'étonnerait pas, vu l'état dans lequel je suis aujourd'hui, le mal-être qui m'habite, ce malaise constant, et ces idioties dont j'essaie, contre mon gré, de me convaincre moi-meme...

Je sais déjà être faible... Car à la moindre occasion que j'ai de douter de quoi que ce soit, ce doute m'envahit, apportant avec lui une armée de doutes encore plus grands, chaque fois... Ca ne s'arrête jamais...
Faible aussi car je me laisse envahir par ces doutes... Je pourrais tout aussi bien les rejeter en bloc. J'essaie, d'ailleurs. J'y arrive, parfois. J'y arrivais d'ailleurs mieux avant... Mais depuis quelques temps, je ne sais pas pourquoi, mon coeur laisse pénétrer ces doutes encore plus profondément, sans que j'arrive à y opposer une résistance suffisante...
Et je craque, je m'y enfonce, de plus en plus, sans arriver à redresser la tête et à la sortir de cette vase putride, qui n'est rien d'autre que mon coeur qui se décompose et que j'écrase avec mes gros souliers...

J'ai mal, aussi... Mal, à cause de tellement de choses... C'est vrai qu'en ce moment, tout n'est pas facile...
Il y a d'abord ces deux amis, très chers à mon coeur, qui m'ont été enlevés en trop peu de temps et sans que je puisse même leur dire au revoir...
Et puis il y a cette situation... dur de trouver un emploi quand on est dans ma situation, et pourtant c'est ce que je désire plus que tout, car ça me permettrait de m'installer, et de vivre avec elle, celle que j'aime tant et tant... Mais ça ne vient pas, pas encore du moins... et je suis, logiquement, en proie aux doutes...
Ses parents ne m'aident pas beaucoup également... Entre sa mère qui ne m'aime pas ( ce que je lui rends bien... ), qui nous fait la vie dure, à elle et donc à moi ; et son père, qui n'arrête pas d'insister et d'insister encore quant à cet emploi que je recherche... Pas facile à gérer, surtout quand vous essayez de ne pas penser à ça, à ces doutes, et qu'on vous les rabat aux oreilles tous les jours...
Et des manques... beaucoup de manques...

Je n'ai pas confiance en moi. Je le sais, et elle le sait. On le sait.
Et pourtant... Ca s'arrange pas avec le temps...
Chaque doute qui m'arrive m'enfonce encore plus, et me fais me dire que je suis nul, con, imbécile, enfin, le dernier des trous du cul quoi, celui qui n'arrivera jamais à rien dans la vie même si il essaie de toutes ses forces...
Je m'inscris dans cette image, je me fonds dans ce moule du dernier des nuls, et je m'y complais, presque. N'arrivant pas, ou plutôt plus, à en sortir, je pense que là est ma place...
C'est con hein ?
Bah vi, c'est con, je l'avais bien dit...

Il y a aussi ce malaise... Qui est aussi une faiblesse, quelque part...
J'ai besoin de preuves... J'ai besoin de ces preuves d'amour, spontanées.
Et malheureusement, elle n'est pas du genre à en donner facilement...
C'est pas qu'elle ne veut pas, je le sais au fond de moi, c'est juste qu'elle a du mal...
Et à moi aussi, ça me fait du mal...
Elle ne s'est pas encore abandonnée à moi à 100%. On en est pas loin, mais c'est pas encore tout à fait ça. Et les preuves spontanées que j'attends tous les jours, parfois, ne viennent pas. Ou pas spontanément.
Alors, idiot, faible, et lâche, comme je suis, je me dis que c'est parce-qu'elle ne veut pas me les donner, parce-qu'elle ne m'aime pas autant que je pourrais le penser...
C'est faux !
Oui, je sais... Et pourtant, j'arrive à me convaincre du contraire... dingue, hein ? Dingue comme je suis faible...
Et encore une fois, j'ai l'impression que c'est de ma faute. J'ai l'impression de trop lui en demander, de ne pas assez me satisfaire de ce que j'ai, etc. L'impression que c'est à cause de moi. J'arrive même à me dire que si elle ne me le dit pas, ou peu, spontanément, c'est que je ne les mérite pas, ces preuves. Que je ne les vaux pas.

C'est grave docteur ? :/

Je pense que je l'aime trop, en fait... Tellement, que pour moi il est impossible qu'elle ait le moindre défaut.
Et pourtant tout le monde en a...
Mais non, je me refuse à lui en donner, ça me paraît impossible, elle est trop parfaite...
Et de ce fait, je me refuse à lui prêter quelque importance dans les conflits, les doutes et les souffrances qu'on ressent, tous les deux. Elle pourrait avoir été fautive, parfois, que ça me serait bien égal. Elle ne peut pas l'être pour moi...
Alors si il y a des problèmes, et qu'ils ne viennent forcément pas d'elle, même en partie, c'est qu'ils viennent de moi ! Logique ! Imparable !
Alors je cherche... Je cherche ce que j'ai pu faire de travers, je cherche des raisons pour lesquelles on en est arrivé là, je cherche... et forcément, je trouve... J'arrive même sûrement à trouver ce que je n'étais pas venu chercher, et aussi ce qui n'existe pas.
Et pourtant je le trouve...


J'ai mal... A un point... D'avoir mal, et de lui faire du mal, par là même...


Je suis tellement désolé, Amour... Tellement désolé...
Pardonne-moi, je t'en supplie...

Je vais faire des efforts pour ne plus être si faible...
Mais je vais avoir besoin de toi, vraiment... Et tu sais comment, je te l'ai déjà dit...


Malgré tout ça, je t'aime toujours autant, et tu restes, et restera, celle que j'aime et aimerai toute ma vie...

Tu me manques, Amour... Tu me manques...


La déchirure...

11 juillet 2008 19:08 | Triste | 0 commentaire

 

Voilà longtemps que je n'avais pas écrit ici...

Comment traduire ce que je ressens ?
Avec des mots ? Ça me semble impossible... Mais je vais quand même essayer...

Voilà six jours que nous sommes séparés de corps. Je dis de corps, car nos esprits et nos âmes sont toujours étreints. Mais nos corps sont bien loin l'un de l'autre, et c'est de là que vient la douleur...

Ce départ en train je l'ai très mal vécu. J'ai pleuré jusqu'à Lille, et encore moult fois vers Avignon. J'essayais de me contrôler, mais c'était impossible. On venait de m'arracher une partie de moi.
C'est comme se faire amputer d'un bras ou d'une jambe... La douleur est même pire...
Quand on perd une jambe, alors on doit souffrir atrocement. Souffrir de ne plus la voir, là où elle devrait être, de ne plus la sentir contre nous. On regarde à droite et il n'y a que du vide. On a cette sensation qu'il nous manque quelque chose, mais on n'ose que trop peu regarder, car on sait qu'elle ne sera plus là. Mais on regarde quand même, si jamais... Quand on marche on a du mal à avancer, il nous manque quelque chose pour tenir vraiment debout, pour oser se tenir droit, se sentir vivre pleinement dans son corps jadis entier mais qui ne le sera plus. Alors on tâtonne, on essaie, on trébuche... Et toutes les tentatives qu'on pourrait faire pour la remplacer seront vaines : ce n'est pas elle, et ça ne sera plus jamais pareil...
Mais pourtant je pense que l'on doit s'y faire. On accepte, petit à petit, de vivre avec. Elle est partie, elle ne reviendra pas, mais on fait en sorte de continuer à avancer. Quand on trébuche on se relève, on finit par ne plus tâtonner, on avance bien droit, on relève la tête, on la remplace, et on finit par s'y habituer, comme à toute chose...

Toute ? Non...

Je disais que cette douleur était terrible, mais Te perdre, c'est bien pire...
Quand on perd une jambe, on s'y fait, avec le temps. Même si l'acceptation est des plus difficiles au début...
Mais quand on nous arrache cette partie de soi, son être aimé, adoré, adulé, c'est bien pire...

Car on est toujours relié à Elle...

Imaginez... Imaginez perdre un bras, savoir ne plus pouvoir le voir ni le sentir, et pourtant ressentir toujours et à jamais la douleur physique de cette séparation, comme si on vous arrachait le bras avec violence, sans cesse, en déchirant les nerfs, en voyant le sang couler abondamment... A vie... Sans arrêt, sans une seconde de répit, une éternité de tourments mentaux et physiques.

C'est ce que je ressens...

Je suis toujours relié à Elle, par mon âme et mes pensées, toujours inlassablement étreintes dans les Siennes. Mais on me L'a retirée, physiquement. Cette déchirure est d'autant plus douloureuse que je ne peux rien y faire. Je suis loin d'Elle, sans Elle à mes côtés, sans Elle dans mes bras, sans Son odeur, sans Son sourire, sans Son regard, sans toutes ces choses dont j'ai besoin au quotidien pour survivre et dont je suis privé, seul et désarmé, dans une maison et une région qui ne sont pas les Siennes.

Tout en Elle me manque... Je ne suis plus qu'un zombie, un sous-être fait de chair et d'os, mais inerte, sans but et sans vie, errant dans les brumes de cette torpeur, de cette mésaise qui me tiraille le ventre dans tous les sens jusqu'à le faire éclater et saigner. Perdu dans les méandres de ce chagrin presque palpable, de cette détresse quasi tangible. Blessé dans ma chair, des larmes rouges se déversant de cette meurtrissure que je ne peux m'imaginer se refermer. Enfermé, cloitré même, dans cette épreuve, sans espoir d'en sortir, happé par cette douleur qui me fait tout voir en noir, dans cet océan du sang noirâtre de mes plaies, où je sombre sans air et sans force, m'enfonçant de plus en plus, en voyant s'éloigner cette surface d'écume sur laquelle je semblais flotter quelques jours auparavant, avec Elle...

La douleur la plus insoutenable qui existe...

Plus jamais... Plus jamais je ne veux la ressentir. Plus jamais je ne veux être séparé de Toi. Plus jamais cette déchirure qui ne semble jamais devoir guérir...

Plus jamais...


Interlude : Libre cours...

20 mai 2008 22:47 | Amoureux | 0 commentaire

 

Bonsoir mon amour.

Alors voilà... J'étais vraiment motivé il y a de ça dix petites minutes pour pondre un gros pavé mielleux et savoureux à souhait ( se jeter des fleurs ne fait jamais (trop) de mal... ), mais voilà que, devant le fait accompli, je me retrouve sans arme...

L'angoisse de la page blanche, tu sais ?

Je suis là, devant mon écran, les doigts sur le clavier, et je ne sais vraiment pas quoi dire... ni quoi écrire... alors je couche gentiment mes pensées et mes tourments en espérant faire ainsi venir l'inspiration...

On dit que les muses sont toujours là... tu y crois, toi ?

Moi j'y crois...
J'en ai d'ailleurs plusieurs...
Ma meilleure amie est une de mes muses. Elle était la seule un moment, puis est venue Marianne, qui a fait office de seconde muse, plutôt dans le style lyrique, tu t'en doutes...
Mais elle est partie et ne fais plus aucun effet. Je ne la sens plus depuis bien longtemps, et Audrey est restée seule pour m'inspirer... Autant dire que c'est du boulot...

Mais tu es arrivée...

Et je me suis remis à écrire...
Magie ?
Peut-être...
L'amour, est-ce de la magie ?
Certains disent que c'est de la chimie... alors pourquoi pas de la magie... non ?

Non...

Non c'est autre chose...
C'est indescriptible...
C'est comme la musique...
Tu le sais toi, qui est aussi mélomane. La musique... Quand on l'écoute, elle nous transporte, elle nous fait vivre des choses, nous en fait ressentir d'autres...
Victor Hugo a dit : " Ce que l'on ne peut dire, et ce que l'on ne peut taire, la musique l'exprime. "

Peut-être que la musique c'est l'amour...

Je serais incapable de te dire combien je t'aime. J'y mettrais toute ma vie, chaque seconde de mon existence donnée à cette folle entreprise serait gâchis, car il n'est pas possible d'exprimer ce que l'on ressent vraiment quand on est amoureux.
N'ai-je pas raison ?

Alors on cherche des mots...

Mais on ne trouve pas...
Mais il faut qu'on l'écrive, car il faut qu'on le dise, tout en sachant en être totalement incapable. Il faut que ça sorte, il faut qu'elle sache, il faut qu'elle comprenne...
Alors on trouve des compromis, des demi-mots, comme vides de sens, trop usités pour oser seulement caractériser quelque chose de si peu commun, l'amour.
Mais pas n'importe quel amour... Celui dont on sait qu'il durera toujours, sans pouvoir l'expliquer...

Peut-être avons-nous tort de nous acharner ainsi, qui sait ?

Peut-être faut-il montrer notre amour à l'être aimé autrement que part des mots... ( Ca c'était de l'allitération... )
Peut-être les gestes comptent-ils plus.
Je m'emploie à faire les deux, autant que faire se peut.
Mais peut-être n'est-ce pas encore assez...
Je ne sais...

Dis moi, Toi...

Quoi qu'il en soit, ce soir n'est pas le bon soir pour écrire. J'ai du mal, trop de mal, et mes phrases sont fades, trop pompeuses et inégales.
Il vaut mieux que j'arrête ici...


Une dernière chose, cependant...


Es-tu convaincue de mon amour pour toi ?

Car si tu doutes, je m'emploierai à te le prouver jour et nuit, sans relâche, jusqu'à ce que tu en sois convaincue. Ou plutôt persuadée...
Mais si tu n'as aucun doute, alors nous serons libres, libres de nous aimer sans fin... s'enfin détacher de ce monde triste et morne où les oiseaux volent parce qu'ils ont des ailes, et non simplement parce qu'ils le veulent... se libérer de ces écueils qui nous empêchent d'avancer et de profiter de tout notre temps passé ensemble... se délier de ces chaînes qui emprisonnent nos sens et nos rêves dans cette bulle de doutes et de présomptions...

Nous évader, rien que toi et moi...

C'est de cela que j'ai envie... pas toi ?